Blog

Pourquoi vos emails n'arrivent pas, même avec un score 10/10 sur Mail-Tester

 

"C'est bon, j'ai 10/10 sur Mail-Tester, donc mes mails sont parfaits !"

 

C’est sans doute la phrase que j’ai le plus entendue ces dernières années. Pourtant, chaque semaine, je croise des entreprises convaincues que tout va bien... alors que leurs emails atterrissent en spam chez Gmail, sont bloqués par Outlook ou ignorés par les webmails grand public.

 

Un bon score sur Mail-Tester rassure, mais c’est une illusion de sécurité.

 

Dans cet article, on va voir ce que mesure vraiment Mail-Tester, ce qu’il ne voit pas du tout, et pourquoi vous pouvez avoir un score parfait... tout en ayant une délivrabilité catastrophique.

 

1. Ce que Mail-Tester mesure (et ce qu’il ne mesure pas)

 

Mail-Tester est un outil bien fichu pour une première vérification technique. Voici ce qu’il regarde :

 

  • Authentification DNS : SPF, DKIM, DMARC
  • Qualité du contenu : via SpamAssassin (mots clés suspects, structure HTML, etc.)
  • Configuration de l'IP : PTR, HELO, blacklistes publiques
  • En-têtes (headers) email : cohérence, balises, présence du champ List-Unsubscribe

 

Mais voici ce qu’il ne mesure jamais :

 

  • La réputation de votre IP ou domaine réelle (chez Gmail, Outlook, etc.)
  • Le comportement utilisateur (taux d'ouverture, clics, marquage spam)
  • Les filtrages dynamiques basés sur vos volumes, fréquences ou anomalies
  • L’historiques des plaintes ou bounce sur vos campagnes passées
  • La réputation des liens ou images tiers dans vos emails

 

Bref, Mail-Tester est un bon thermomètre... mais pas un scanner complet.

 

2. Les vrais critères qui font tomber en spam

 

Voici les véritables leviers pris en compte par les FAI/webmails :

 

  • Réputation IP/domaine : Score calculé par chaque destination (Google Postmaster Tools, Microsoft SNDS...)

  • Engagement utilisateur : Taux d'ouverture, clics, suppressions sans lecture, marquage spam

  • Fréquence et volume d’envois : Les pics inhabituels sont suspectés de spam

  • Cohérence DNS + contenu : Expéditeur réel vs domaine d'envoi, alignement SPF/DKIM/DMARC

  • Liens et domaines externes : Bit.ly, liens de tracking, images hébergées chez des tiers douteux

 

3. Les pièges classiques malgré un 10/10

 

Voici quelques erreurs récurrentes que Mail-Tester ne relève pas ou mal :

 

  • Vos liens pointent vers un domaine blacklisté
  • Votre IP est dans une blacklist privée (non testée par l'outil)
  • Vos mails n’ont pas de comportement attendu (ouverture, clics, etc.)
  • Vous utilisez un domaine de tracking externe mal réputé
  • Vos adresses IP sont mutualisées avec des expéditeurs toxiques
  • Vous n'avez pas d'historique suffisant pour inspirer confiance

 

4. Comment améliorer votre délivrabilité réellement

 

  • Surveillez votre réputation : utilisez Google Postmaster Tools, Talos, SNDS
  • Soignez l’engagement : segmentez vos listes, envoyez du contenu utile, supprimez les inactifs
  • Maîtrisez vos DNS : SPF, DKIM et DMARC doivent être bien alignés (pas de "softfail" non contrôlé)
  • Soignez les en-têtes : List-Unsubscribe, From cohérent, présence de préheader texte
  • Distinguez vos flux : Utilisez un domaine dédié pour les envois marketing
  • Envoyez progressivement : toute nouvelle IP ou domaine doit être "chauffé"

 

Conclusion

 

Un score de 10/10 sur Mail-Tester, c'est bien... mais ça ne garantit rien.

La vraie délivrabilité se construit sur du long terme, avec de la méthode, des tests, de la patience. Ce n’est pas une note, c’est un écosystème vivant.

 

Vous voulez un véritable audit de votre chaîne email ? Un diagnostic complet de votre infrastructure d’envoi ? Contactez-moi.